Transformer les idées en réalité
Créée en avril 2006, la Commission sur la croissance et le développement regroupe 22 éminents spécialistes provenant de gouvernements, d’entreprises et d’organes dirigeants situés principalement dans les pays en développement. Le président de la Commission est Michael Spence, prix Nobel et ancien doyen de la Stanford Graduate Business School, et Danny Leipziger, Vice-président et Responsable de réseau (Lutte contre la pauvreté et gestion économique).
Sur une période de deux ans, la Commission cherchera à établir des liens entre les politiques et les stratégies qui sous-tendent la réduction de la pauvreté et une croissance économique rapide et soutenue. Le public de la Commission est constitué de leaders de pays en développement.
Les gouvernements de l’Australie, de la Suède, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, la fondation William et Flora Hewlett ainsi que la Banque mondiale soutiennent la Commission.
Objectif
La Commission est basée sur la conviction selon laquelle les défis de notre monde - à savoir la pauvreté, la dégradation de l’environnement, les incompréhensions au sein et entre les nations, les différences importantes des conditions de vie entre et dans les pays – ont plus de chance d’être relevés dans un environnement prospère caractérisé par une croissance soutenue et des opportunités économiques intéressantes.
La Commission a été créée « pour faire le point sur l’état des connaissances théoriques et empiriques sur la croissance économique dans le but de tirer des conclusions politiques pour les générations de décideurs actuelles et futures ». Elle a été formée pour discuter des concepts suivants :
- Il n’est pas possible de réduire la pauvreté en l’isolant de la croissance économique, mais bon nombre de personnes ne tiennent pas compte de cet aspect et omettent de l’inclure dans leurs stratégies.
- Il devient de plus en plus évident que les forces économiques et sociales qui sous-tendent une croissance rapide et soutenue sont beaucoup moins bien comprises que ce que l’on considère généralement. On donne aux pays en développement des conseils en matière d’économie avec une confiance qui n’est pas justifiée par l’état actuel des connaissances.
- Nous commençons à réaliser que les expériences pertinentes (couronnées de succès ou non) en matière de croissance accumulées au cours des 20 dernières années constituent une source unique de connaissances.
- Nous prenons conscience qu'à l’exception de la Chine et de l’Inde ainsi que d’autres économies à la croissance rapide d’Asie de l’Est, les pays en développement doivent considérablement accélérer leur taux de croissance pour que leurs revenus s’alignent sur ceux des pays industrialisés. Cela permettrait au monde entier d’atteindre un meilleur équilibre en termes de distribution des richesses et des opportunités.
Les activités de la Commission s’articulent sur trois niveaux : 1) la Commission définit les thèmes et les questions qu’elle estime importants pour la croissance et le développement ; 2) la Commission invite des universitaires, spécialistes et experts renommés dans le monde entier à rédiger des articles sur l’état des connaissances de ces thèmes et de ces questions ; ceux-ci sont lus et discutés lors d’ateliers organisés par la Commission ; et 3) un groupe de travail, en rapport avec les universitaires et les commissaires, examine et commente ces articles tout au long du processus. Le groupe de travail aide le président à rédiger la version préliminaire du rapport final en examinant les versions provisoires et en faisant des commentaires. La Commission est financée par la fondation William et Flora Hewlett, les gouvernements de l’Australie, des Pays-Bas, de la Suède, du Royaume-Uni ainsi que par la Banque mondiale.
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